Un peu de lecture
Des articles intéressants signés de journalistes américains qui ont passé du temps en Chine.


Le Général de Gaulle confie à Alain Peyrefitte, à l'issue du Conseil des ministres du 22 janvier 1964, qu'avec la reconnaissance de la Chine, « nous allons tourner la page coloniale, celle des concessions en Chine comme celle de l'Indochine française. Cela veut dire que la France revient en tant qu'amie, et que nous pourrons aider la Chine dans la mesure de nos moyens.» Contrairement à l'idée qui régnait sous la troisième République selon laquelle il fallait civiliser une race considérée comme inférieure par rapport à la France, la position du Général de Gaulle met au contraire à égalité toutes les nations, permettant de respecter la souveraineté nationale des peuples ainsi que leur droit à disposer d'eux-mêmes. C'est pourquoi sa parole eut tant d'impact en République populaire de Chine défendant elle aussi l'amitié entre les peuples.
Tourner la page des révolutions.
On pourrait dire d'une certaine manière que la Chine a aidé la révolution française (par son influence sur les lumières), et que la France a aidé la révolution chinoise (tant sur le terrain littéraire, avec par exemple le contrat social de Rousseau, que sur le terrain de la formation supérieure avec Deng Xiaoping et Zhou Enlai étudiants à Paris). Mais maintenant chacun a fait sa révolution, et la guerre froide est finie. Je voudrais tourner cette page aussi.
Retrouver ce qu'il y a d'humain et de potentiel dans la Chine d'aujourd'hui. Reconnaître une amitié dans les propos de Zhou Enlai se remémorant son séjour en France dans les années 1920 :
« Les Français sont très hospitaliers. Surtout le peuple français. Il n'y a pas de différences de races chez vous. En France, les races vivent entre elles sur le pied d'égalité. C'est chez vous que j'ai appris cela. Lorsque j'étais à Paris, j'ai eu l'impression d'y voir comme une exposition de toutes les races. Et les gens de toutes races peuvent se marier entre eux. »


J'ai eu la surprise de retrouver une de nos vidéos familiales sur le blog de Jamo, chinois de 29 ans vivant à Lyon. Certains de ses visiteurs chinois commentent "je n'ai rien compris" ;-))
Salut Jamo en tous cas !
Les têtes à claque sont mondialement connues ; c'est un québecois qui se filme et découpe ses lèvres et ses yeux pour restituer de petits dialogues souvent drôles avec beaucoup de personnages.
En voici une sur les arts martiaux, dans laquelle le professeur est pris en défaut car il prétend inventer une prise, mais sans en montrer le lien aux origines culturelles chinoises du wushu (en l'occurence le dragon)
Encore merci Liu ;-) pour ces informations sur
Les JONQUES
C'est en Extrême-Orient que naquit la jonque, inventée par les Chinois,
qui utilisèrent des voiles orientables dès 250 av. J.-C., et furent également les inventeurs du gouvernail d'étambot.

Voici un bon article d'Aldo Salvador, sur la base d'une publication d'HEC Eurasia institute avec les conseillers du commerce extérieur.
On y comprend mieux ce phénomène de grande ampleur aujourd'hui. Les grandes opérations (Lenovo, Cnooc, Thomson) sont analysées; les échecs sont signalés, ainsi que le rôle fort du parti aujourd'hui préjudiciable.

Hier, dans un diner peuplé de banquiers, de jumelles et de psys, nous nous sommes posés une question intéressante : d'où vient l'alphabet ?
Le système écrit du grec ancien provient du phénicien ; le phénicien ayant lui même "pioché" dans plusieurs systèmes d'écriture. Dans ce processus, sont-ce des idéogrammes qui se sont graduellement transformés en phonogrammes ?
Voilà la réponse dans un très bon dossier de la BNF, qui permet de parcourir les systèmes d'écritures, de ceux qui dessinent le monde à ceux qui dessinent la parolehttp://classes.bnf.fr/dossiecr/index.htm
En particulier la page sur la phonétisation du cunéiforme m'a semblé donner la réponse : d'abord des chiffres, puis des idéogrammes qui se sont lentement transformés en phonogrammes, vers un alphabet (le phénicien en 22 signes remonte à l'an 1000 av JC)
apparition et déclin du cunéiforme
Ce qui m'a paru beaucoup plus obscur, c'est l'apparition de la syllabe dans les langues indiennes (la syllabe indienne et sa suite)
Fuxi pose les trigrammes, puis Shennong pose les chiffres, puis (mais nous n'en sommes encore qu'au milieu du IIIe millénaire av JC), l'empereur Huangdi pose l'écriture en s'appuyant sur les visions de son devin Can Jie
Une question se pose à l'évidence sur l'écriture chinoise : pourquoi est elle la seule qui n'a pas subi, au cours des millénaires, cette lente transformation d'un pur idéogramme à un pur phonogramme ?
J'étais aujourd'hui au metropolitan, grand musée d'arts classiques de New York, et j'y ai découvert un artiste très intéressant : Xu bing. Il a grandi à Pékin et habite aujourd'hui aux Etats Unis.
Il travaille sur les alphabets. Dans certaines oeuvres, il montre la barrière qu'ils forment. Mais il a aussi développé une forme de calligraphie, dite "square word", destinée à expliquer la lecture des caractères chinois (hanzi) à des occidentaux .
Pour cela il concatène des lettres alphabétiques à lire de gauche à droite et de haut en bas, comme on trace les composants d'un hanzi. C'est vraiment intéressant de parcourir un texte avec ce mode de lecture.
Tiens je donne ici un exemple sur un poème Tang :
Arrivez-vous à le lire ?
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Merci beaucoup de m'avoi