
J'avais peur de commencer ce livre réputé ardu, et je m'étais familiarisé avec l'auteur en commençant par lire
une canne à pêche pour mon grand père.
J'ai trouvé ce livre époustouflant ; je l'ai lu très rapidement, parfois en haletant, parfois avec dégoût (certains passages peuvent être bien crus), parfois avec une paix profonde et avec une incroyable communion à l'auteur. Dans mon expérience c'est un livre qu'on lit avec le ventre autant qu'avec la tête ou le cœur.

Ce livre que l'auteur a mis sept ans à écrire (voir une interview de l'auteur) , c'est l'histoire d'un homme qui recherche son âme. Il a cru qu'il allait mourir d'un cancer mais c'était une fausse alerte ; il part donc voyager au centre, au sud et à l'ouest de la chine. Il déambule (逛) dans de petites villes, des villages, des hameaux ; des lieux naturels (souvent en montagne).
Encre de gao xingjian : « illusion »
Le style littéraire est résolument moderne : pas d'unité de temps, ni de lieu. Le chapître 72 explique bien les choix stylistiques de l'auteur. Chaque chapitre est un peu une « bulle de présent ». Certaines histoires se suivent tous les deux chapitres. Certains personnages sont touffus ; on les confond alors qu'on croit les reconnaître à divers endroits du livre. Mais c'est passionnant.
Reprenons quelques courts passages sur quelques thèmes du livre : l'amour, la langue, les coutumes populaires, la nature, l'écologie, la conscience.
Recent Comments
Merci beaucoup de m'avoi