Wednesday 25 October 2006

Le corps suite de la suite

 

Voici dans le registre du corps, après les élucubrations étymologiques et les utilisations du caractère dans des mots composés, quelques expressions idiomatiques chinoises qui touchent au corps.

Ces expressions peuvent sembler étonnantes, elles ne sont pas vraiment "bien de chez nous" :

一鼻孔出气

Yi1 bi2kong3 chu1qi4 :

Littéralement : Souffler par la même narine

Sens : Quand deux personnes sont du même avis ; disent la même chose.

 


捱鼻头

Ai2 Bi2tou

Littéralement : Appuyer sur le nez de quelqu'un

Sens :

Posted by florent at 23:34:30 | Permanent Link | Comments (2) |

Monday 23 October 2006

Zhuangzi

Le Zhuangzi est un maître chinois du taoïsme, il vécut quelques siècles avant Jésus Christ et produisit l'œuvre qui porte son nom ; je lui voue une grande admiration et lui dois des heures et des heures de pensée, de poésie, de réflexion, toujours plus enrichissantes.

Voici un index des références à Zhuangzi dans ce blog :

Sayings of Zhuang Zi
Posted by florent at 18:40:09 | Permanent Link | Comments (0) |

Wednesday 18 October 2006

Puits du ciel 天井

Jade nous a fait découvrir, sur le forum lechinatown.com, un intéressant détail architectural des maisons du Jiangxi (Chine du Sud) :

 

C'est un puits du ciel (天井) :

Puit du ciel: un carré vide du toit & un creux carré par terre, en plein milieu du "salon". Quand il neige ou pleut, on en a tout à l'intérieur de la maison, et il faut marcher au bord du "puit du ciel" pour aller d'un côté à l'autre du salon. Là on a tout à fait la même température dedans et dehors!!

Posted by florent at 19:46:39 | Permanent Link | Comments (1) |

Le corps suite

J’avais promis de revenir sur le billet inachevé sur le corps, racine d'homme, un billet qui a donné lieu à beaucoup de commentaires

 

En chinois simplifié le corps s’écrit , il représente la racine de l’homme

 

Voici, pour poursuivre, quelques expressions chinoises contenant le corps , expressions pour lesquelles je donne successivement une traduction littérale, la traduction du dictionnaire et une (discutable) interprétation.

 

 

  体会 littéralement « corps savoir », ou « corps-apprendre »
体会 tǐhuì ( v. ) éprouver / connaître
                 ( n. ) expérience / réflexion

-> le corps lieu de réflexion et d'apprentissage
 
  体面 littéralement « corps-face » :

 

体面 ti3miàn ( n. ) dignité / décence                 ( adj. ) digne / honorable    

 

-> Le corps comme temple de la dignité
   体贴 littéralement « corps – coller/appliquer »
Posted by florent at 01:46:39 | Permanent Link | Comments (13) |

Tuesday 17 October 2006

Gao Xingjian : une canne à pêche pour mon grand père 6/10

Gao Xingjian s'est rendu célèbre par « la montagne de l'âme », livre monumental qui lui a valu un prix nobel de littérature.

« une canne à pêche pour mon grand père » est un recueil de 5 nouvelles, publié en 1986, et que j'ai trouvé magnifique. Il faut dire que je l'ai lu dans de très bonnes conditions, assis sur ma souche préférée dans ma clairière préférée, sous un merveilleux soleil d'automne.

Plutôt que d'évoquer le « courant de conscience » d'un Joyce ou d'une Virginia Woolf, Gao Xingjian préfère parler d'un « courant de langage » qui rend à la langue toute son importance dans la création littéraire : non pas simple outil pour refléter la réalité, mais objet même de la recherche de l'auteur pour évoquer aussi bien le réel que les rêves, les fantasmes que la spiritualité.

Plusieurs références font allusion à la Révolution Culturelle, période de « grande catastrophe nationale » durant laquelle l'auteur a fait brûler tous ses manuscrits.

La première nouvelle raconte un idyllique voyage de noces, moment de liberté dans un temple abandonné, loin de tous les usages de la dette sociale. Le style est très particulier, le narrateur s'adressant parfois au lecteur, parfois à son épouse Fangfang. La seconde nouvelle est le terrible récit d'un accident, dans le sombre anonymat d'une grande ville. La suivante m'a plongé dans l'angoisse, c'est un nageur qui, à la tombée du soir, est pris d'une crampe à un kilomètre de la plage déserte.

La quatrième, « dans un parc », est celle que j'ai préférée : deux vieux amis, un homme et une femme, se retrouvent dans un parc après des années de séparation pour cause d'envoi à la campagne. Leurs vies sont déchues, leurs dialogues poignants.

Ensuite vient la nouvelle qui porte le titre du recueil ; c'est un retour aux sources dans une Chine où le développement a défiguré l'environnement. La dernière nouvelle, « instantanés » est très particulière ; plusieurs récits se croisent et s'entrelacent ; forçant le lecteur à se détacher de l'histoire pour vivre les instants et les émotions de chaque scène. Mais les thèmes de la mort et du retour à l'enfance ressortent au dénouement de toutes ces histoires parrallèles.

Un mot de vocabulaire : le Suona qui est évoqué dans le livre ; j'ai appris que c'est un hautbois chinois, qui s'écrit 唢呐.

Une petite question pour finir, portant sur la nouvelle « dans un parc » : on lit à la page 47 , environ au premier tiers de la nouvelle, que « C'est ennuyeux d'attendre. Maintenant ce sont toujours les garçons qui posent des lapins ». Je m'étais interrogé dans un billet sur l'expression « poser un lapin ».

Si quelqu'un dispose de cette nouvelle en chinois, pourrait il me dire si l'expression employée dans le texte original est bien celle de « lâcher un pigeon » (放鸽子 ) ?

Posted by florent at 00:32:11 | Permanent Link | Comments (0) |

Monday 16 October 2006

Tarascon

Une petite blague de mon fils, qui permettra peut être à nos amis chinois de réviser leur géographie française et leur connaissance de notre riche vocabulaire

Posted by florent at 21:35:47 | Permanent Link | Comments (0) |

Sunday 15 October 2006

Les bioman sont de retour !

Vous connaissiez sans doute l'original :

Ils reviennent avec un coup de jeune :

Posted by florent at 14:11:19 | Permanent Link | Comments (0) |

Wednesday 11 October 2006

Mo Yan Le maître a de plus en plus d'humour 6/10

Mo Yan est l'un des grands auteurs chinois contemporains. J'ai voulu lire cette petite nouvelle avant de m'attaquer à son gros bouquin très connu, « beaux seins belles fesses ».

Le maître a de plus en plus d'humour est un roman très court , je l'ai lu en moins d'une heure au bassin des tuileries.

C'est l'histoire de 丁十口 (Ding Shikou), ouvrier méritant qui est licencié de l'usine dans laquelle il a passé quarante trois ans. Sa femme ne lui ayant pas donné d'enfant, il se retrouve extrêmement démuni, comme beaucoup d'ouvriers de grands groupes publics d'industries lourdes (voir le billet sur la région de Mandchourie).

Il finit par s'en sortir en portant un autre regard sur la vie, et par une idée astucieuse mais amorale (Mo Yan est un peu porté sur la grivoiserie, comme le titre de son gros roman l'indique), avant de subir une mésaventure que je ne conterai pas ici...

Je signale une interview intéressante dans « lhuma » de cet auteur chinois très célèbre , très controversé, et qui a pu devenir écrivain grace à … larmée !
Posted by florent at 19:45:36 | Permanent Link | Comments (2) |

Tuesday 10 October 2006

Feng Chen-Schrader : Lettres chinoises 7/10

Comment les chinois voyaient l'europe ... il y a un siècle et demi

Des diplomates chinois découvrent et racontent l'Europe des années 1866 à 1894.

Ce livre reprend et commente des journaux personnels que les diplomates tenaient, dans le but de faire un rapport au gouvernement impérial de Chine sur les sociétés occidentales. Les  citations sont le plus souvent descriptives, mais parfois aussi critiques. Leur angle de vue est souvent étonnant : on comprend comme nous occidentaux avons été vus par les premiers lettrés Chinois venus vivre parmi nous.

 

J'en reprends quelques citations pour encourager à lire ce livre très intéressant. Il ne s'agit bien évidemment pas ici de juger de l'avance d'une culture sur une autre, mais plutôt de contempler le regard qu'elles portent l'une sur l'autre.

Chemin de fer

A une première réaction d'admiration devant le train ...

« au début il semble aller au pas, puis, au bout de quelques demi-enjambées, s'élance comme un cheval qui s'emballe. Le regard ne peut fixer les maisons, les arbres, collines, sentiers qui défilent à toute allure »

... Succède la peur d'un curieux obstacle infranchissable, qui fait prendre position contre l'implantation du train en Chine...

« La construction de chemins de fer est défavorable autant à la Chine qu'à l'Angleterre. Car pour construire les chemins de fer, il est inévitable de détruire des tombeaux. Cela provoquera l'émeute des anglophobes chinois contre le commerce anglais. »

... Position justifiée par des raisons très philosophiques

« Nos souverains et les premier ministres de chaque dynastie ne sont pas moins intelligents que les occidentaux. Mais aucun parmi eux ne s'ingénie à ouvrir le ciel et creuser la terre en se mesurant avec la nature pour s'enrichir. C'est que nos ancêtres clairvoyants se sont également souciés de l'avenir, mais pas comme les anglais qui foncent à toute allure pour toujours gagner davantage. »
Posted by florent at 10:11:27 | Permanent Link | Comments (1) |

Friday 06 October 2006

Faites-le, c'est tout ~

D'amusantes pubs chinoises pour Nike :

Posted by florent at 18:37:08 | Permanent Link | Comments (0) |
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