Saturday 22 March 2008

D'où viennent les Tongues ?

Ces chaussures fort simples de fabrication et d'apparence recèlent un mystère pourtant profond. D'où viennent-elles ?

Wikipedia s'est penché sur la question mais sans trouver réponse à tout : on y parle juste d'une origine chinoise au mot Tong, alors que l'objet serait apparu en égypte il y a 5500 ans.
Cependant le caractère chinois pour Tong n'est pas indiqué.  Quelqu'un le connait ?

Il se trouve que cet objet est désigné par tous les noms selon le pays d'usage, chacun semblant dire que cela vient d'ailleurs :

Les chinois disent 拖鞋 tuoxie : traîner - chaussures
Les québecois les appellent gougounes (allez savoir pourquoi ?)
Les croates parlent de japanke, (japonaises)
En Afrique francophone ont met ses "tapettes".
Les grecs portent des sagionares (mot d'origine japonaise)
A Guam, une île du pacifique, on a des zorries (venant du japonais zōri 草履).
Les turcs ont le choix entre trois noms : tokyo, şipidik, parmak-arası.
Les japonais renvoient la balle en parlant de ビーサン ( prononcé "biisan" , ce qui est dérivé de l'anglais "beach sandals", sachant que le mot "sandale" est lui même d'origine arabe).
Les néozélandais répliquent en les appelant jandals (Japanese sANDALS).
Les polonais (à l'esprit mal tourné?) renchérissent avec japonki , qui veut dire "femmes japonaises".
Les sudafricains se promènent en slops, (ce qui aurait un autre sens en français...)
En Hongrie ce sont des vietnami papucs , ou "savates vietnamiennes"
Le Sri lanka se démarque en parlant de bata (cette fameuse marque indienne. Tout pourrait s'appeler bata).

Bref, nous ne sommes pas rendus avec la globalisation, en matière de tongs en tous cas...





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Thursday 13 March 2008

Tong Yun Fow, le Chinatown de San Francisco

Je parle peu de voyages ici ; il est vrai que je voyage moins aujourd'hui qu'il y a quelques années (une bonne cinquantaine de pays). Je n'ai jamais été tenté de reprendre sur ce blog les nombreuses excursions en Chine pendant mes trois ans passés à hong kong. Peut être que cela viendra un jour ?

En tous cas je rentre d'un périple à l'ouest (comme ne l'indique pas le titre de ce blog), passant par Chicago, San Francisco et la Napa Valley, New York, Miami, le Belize et le Guatemala. 

Alors j'ouvre ici un billet sur le Chinatown de San Francisco, qui est assez marquant. San Francisco est une petite ville (si l'on ne compte pas toute la "bay area" très opulente et très peuplée) d'environ 700 000 habitants, dont 200 000 chinois!



Commençons par un diaporama sur une visite à pied de la ville (powerpoint; vous pouvez aussi regarder l'album "San Francisco à droite de la fenêtre) , avec des photos très simples. Nous verrons ensuite un diaporama de photos anciennes sur l'histoire de ce quartier. Toutes ces photos sont dans l'album San Francisco.



D'où viennent les chinois de Chinatown et quelle langue parlent ils ?
Lors de ma visite j'ai entendu majoritairement parler
Posted by florent at 23:14:16 | Permanent Link | Comments (1) |

Thursday 07 February 2008

Bonne année du Rat !

   合家幸福!鼠年吉祥!


 
Image attachée
Nous avons regardé le défilé avec mon fils du haut d'un arbre ; nous étions très bien !
(mais je n'ai pas pris de photos malheureusement)
Posted by florent at 22:34:20 | Permanent Link | Comments (8) |

Saturday 19 January 2008

Vadrouille chinoise

Liu signale cette vidéo excellente à la suite de tea for two. Merci Liu !

alt : http://www.youtube.com/v/jx_8QWZP1g4&rel=1
Pour ceux qui apprennent le chinois, les dialogues sont faciles à déchiffrer !
Posted by florent at 23:49:45 | Permanent Link | Comments (2) |

Tuesday 08 January 2008

Thé ou café ?

Etes vous plutôt thé ?


Ou bien café ?


Précisons que je suis un gros buveur de café...


Moi ce que je préfère c'est un thé pour deux !
Posted by florent at 20:48:25 | Permanent Link | Comments (3) |

Tuesday 11 December 2007

C'est du chinois

Le père jésuite Matteo Ricci écrivait il y a quatre siècles que :

" Je me suis appliqué à la langue chinoise et j'assure Votre Révérence que c'est une autre chose que le grec ou l'allemand (...)
La langue parlée est sujette à tant d'équivoques que beaucoup de sons signifient plus de mille choses et parfois il n'y a d'autre différence entre l'une et l'autre que de prononcer le son avec la voix plus élevée ou plus basse en quatre espèces de tons. C'est pourquoi, parfois, quand ils parlent entre eux, ils écrivent pour faire comprendre ce qu'ils veulent dire, car les choses sont différentes par l'écriture l'une de l'autre. Quant aux caractères, c'est une chose à laquelle on ne peut croire si on ne l'a pas vu ou expérimenté comme je l'ai fait. Il y a autant de lettres que de paroles et de choses (...) Leur manière d'écrire est plutôt une manière de peindre et c'est pourquoi ils écrivent avec un pinceau comme nos peintres. Il en découle cette utilité que toutes les nations qui ont cette écriture peuvent se comprendre au moyen des lettres et des livres bien que leurs langues soient très différentes. "
Posted by florent at 22:42:54 | Permanent Link | Comments (1) |

Saturday 24 November 2007

Beaux Bouddhas

Deux expositions vues récemment m'invitent à faire un billet sur ces statues de bouddha.

D'abord l'exposition "on the Nalanda Trail" à l'Asian Civilisations Museum de Singapour, que j'ai vue la semaine dernière.

Des pièces magnifiques, avec un parcours d'exposition donnant à imaginer ce que pouvaient être les pérégrinations (vers l'ouest)  des moines chinois sous les dynasties wei et tang.
Deux choses m'ont marqué dans cette visite :

- Des représentations très anciennes du bouddha, dans lesquelles nous ne voyions que la chaise du bouddha, ou bien l'arbre de l'éveil, mais point de bouddha. En effet , ce n'est que plusieurs siècles après la vie de bouddha que l'on commenca à le représenter (au premier siècle de notre ère). Avant cela, il était toujours suggéré sous forme de vide, d'absence.

- Des calligraphies Tang absolument magnifiques ; d'un tracé tellement régulier que l'on visualisait le moine en train de copier ses sutras avec application. En voici deux :




Ensuite une mise en valeur, au Musée Guimet, des acquisitions des dix dernières années. Je suis allé voir l'expo aujourd'hui.


Voici un moine (parmi une paire), dont la sérénité était vraiment impressionnante ; ce recueillement qu'il évoque me semble atemporel ; un rayonnement qui n'a pas changé depuis mille ans qu'il tient cette position.


Moine assis formant le sceau ésotérique du “Recueillement sur le sinciput du Buddha” (Fobu xin sanmeiye yin) Chine, dynastie des Song du Nord (960-1127), Sculpture, bois laqué sur feuille métallique H. 69,5 cm

Voici la paire de moines (cliquer pour agrandir) :
      
 



Ensuite, un autre moine Chinois (c'est l'arhat Tâmrabhadra, en chinois danmoluo batuo luo), de la dynastie Liao (à l'époque Song, c'est à dire vers l'an mil de notre ère, mais plus au Nord Est de la Chine). En céramique, il était extraordinairement vivant. Haut de plus d'un mètre en position assise (c'est à dire à taille humaine réelle), il était concentré ; et c'était impossible d'accrocher son regard . Mais son humanité était frappante



Le revoici de plus près :


Vous pouvez les retrouver tous les deux dans la visite virtuelle du musée Guimet; au premier étage (section chine proche népal)
Posted by florent at 17:47:29 | Permanent Link | Comments (6) |

Thursday 22 March 2007

Poule Mouillée

Une expression chinoise ressemble fortement à notre « poule mouillée » elle se traduit littéralement par « poulet tombé dans la soupe » : 落汤鸡

Mais en chinois l’expression ne désigne pas du tout un peureux . Elle a gardé un sens propre ; celui de « trempé jusqu’aux os » ; lorsqu’on s’est pris une averse par exemple.

Pour désigner le couard, la poule mouillée ; les chinois préfèrent dire 鸡胆子, soit « courageux comme une poule ». On peut dire très simplement aussi « poulet ». (草鸡)

(pour les amateurs de dictons français, je signale l’expression « mener les poules pisser », qui date du XVIe siècle et signifie « faire des travaux insignifiants, voire fictifs »)

Je finis ce billet par une devinette :

Que peut bien signifier l'expression "un chien mouillé" en chinois : 落水狗

A vos méninges ;-)

Posted by florent at 08:56:29 | Permanent Link | Comments (5) |

Saturday 10 March 2007

Des champs et des limites

Une chose qui me passionne dans l'apprentissage du chinois, ce sont les découpages du réel par des mots, découpages qui sont très différents du francais.

 

Voici une vidéo un peu rébarbative dans laquelle je m'explique:

  

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Posted by florent at 11:33:28 | Permanent Link | Comments (6) |

Wednesday 07 March 2007

Du pain, du riz, un roi et une reine aveugles

Vous connaissez sans doute l'anecdote de la révolution francaise selon laquelle, lorsque des manifestants criaient "on veut du pain, on veut du pain" pour se plaindre d'une augmentation de prix devant le palais de Versailles ; Marie Antoinette aurait répondu de sa fenêtre :

"ils n'ont plus de pain? qu'ils mangent donc de la brioche!"


Une histoire similaire aurait eu lieu en Chine, sous la dynastie Jin de l'Ouest (265 - 316 après JC) : Alors qu’un conseiller l’informait que "Le monde est en révolte ; Le peuple n'a pas de céréales et meurt de faim" ; l’empereur 晋惠帝 Jin Hui Di aurait répondu :

何不食肉糜!
he2 bu4 shi2 rou4 mi2
pourquoi ne mangent ils pas du porridge à la viande ?


Cet empereur n’aurait pas fini décapité, comme la protagoniste plus haut, mais empoisonné par son ministre SI Mayue qui voulait depuis longtemps le détrôner au profit de son frère cadet SI Mazhi.

晋惠帝 Jin Hui Di est resté connu pour sa stupidité. Une autre bourde célèbre de sa bouche : alors qu'il entendait des grenouilles qui croassaient, il eut cette fracassante déclaration publique : " Ces grenouilles croassent-elles de leur plein gré, ou bien sur ordre du gouvernement ?"

Posted by florent at 01:46:50 | Permanent Link | Comments (2) |
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